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  1. Anuncios
    relacionados con: Frederick, Prince of Wales wikipedia
  1. Prince Leopold, Duke of Albany - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Prince_Leopold,_Duke_of_Albany

    Hace 1 día · Prince Leopold, Duke of Albany, KG, KT, GCSI, GCMG, GCStJ (Leopold George Duncan Albert; 7 April 1853 – 28 March 1884) was the eighth child and youngest son of Queen Victoria and Prince Albert. Leopold was later created Duke of Albany , Earl of Clarence, and Baron Arklow.

  2. Berkhamsted - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Berkhamsted

    Hace 1 día · In 1612, Berkhamsted Place was bought by Henry Frederick, Prince of Wales for £4,000. Henry died later that year, and bequeathed the house to his brother Charles (later King Charles I), who leased the property to his tutor, Thomas Murray, and his wife, Mary Murray, who had been his nurse and Lady of the Privy Chamber to the prince's mother.

    • 18,500 (mid-2016 est.)
    • Dacorum
  3. List of coupled cousins - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/List_of_coupled_cousins

    Hace 5 horas · Frederick William III of Prussia and Louise of Mecklenburg-Strelitz: Prince William Frederick, Duke of Gloucester and Edinburgh: Princess Mary, Duchess of Gloucester and Edinburgh: 22 July 1816: Frederick, Prince of Wales and Princess Augusta of Saxe-Gotha: Władysław IV Vasa: Cecilia Renata of Austria: 9 August 1637

  4. Colony of Virginia - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Colony_of_Virginia

    Hace 1 día · They erected a cross and named the point of land Cape Henry, in honor of Henry Frederick, Prince of Wales, the eldest son of King James. [citation needed] Their instructions were to select a location inland along a waterway where they would be less vulnerable to the Spanish or other Europeans also seeking to establish colonies.

  5. Princess Marie of the Netherlands - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Princess_Marie_of_the...

    Hace 5 horas · Early life. Marie was born at Wassenaar, Netherlands, the fourth child and younger daughter of Prince Frederick of the Netherlands (1797–1881) second son of William I of the Netherlands, and his wife, Princess Louise of Prussia (1808–1870), daughter of Frederick William III of Prussia.

  6. James Hamilton, 7th Earl of Abercorn - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/James_Hamilton,_7th_Earl...

    Hace 1 día · James Hamilton, 7th Earl of Abercorn FRS PC PC (Ire) (1686–1744), styled Lord Paisley from 1701 to 1734, was a Scottish and Irish nobleman and peer. An amateur scientist and musician, he published a book on magnetism in 1729 and a treatise on musical harmony in 1730, which was subsequently emended and re-issued by his teacher, Dr. Pepusch

  7. Wedding of Prince Charles and Lady Diana Spencer - Wikipedia

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    Hace 1 día · The Prince of Wales's coat of arms and the Spencer family's crest were used in the decoration of the five-foot-tall layered fruitcake which weighed 225 pounds. [9] [46] The couple's other wedding cake was created by Belgian pastry chef SG Sender , who was known as the "cakemaker to the kings". [47]

  8. Ramin Karimloo - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Ramin_Karimloo

    Hace 1 día · Ramin Karimloo (in persiano رامین کریملو‎ ‎; Teheran, 19 settembre 1978) è un attore e cantante iraniano naturalizzato canadese, noto soprattutto per i ruoli nei musical del West End londinese e a Broadway. È noto soprattutto per aver ricoperto tre dei più importanti ruoli del teatro musicale: Enjolras e Jean Valjean in Les Misérables e quello del Fantasma dell'Opera nel ...

  9. Hace 1 día · 1737 – James Sobieski, Crown Prince of Poland (b. 1667) 1741 – Vitus Bering, Danish-born explorer (b. 1681) 1745 – Jean-Baptiste van Loo, French painter (b. 1684) 1749 – Francesco Antonio Bonporti, Italian priest and composer (b. 1672) 1751 – Louise of Great Britain, queen of Frederick V of Denmark (b. 1724)

  10. Aliénor d'Aquitaine — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Aliénor_d'Aquitaine
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    Aliénor d'Aquitaine, aussi connue sous le nom de Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 11241,2 et morte le 31 mars ou le 1er avril 12043 à Poitiers4, et non à l'abbaye de Fontevraud5,6, a été tour à tour reine de France, puis reine d'Angleterre.

    Aliénor d'Aquitaine est la fille aînée de Guillaume X, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers, lui-même fils de Guillaume IX le Troubadour7, et d'Aénor de Châtellerault, fille d'Aymeric Ier de Châtellerault, un des vassaux de Guillaume X. Aliénor est horrifiée par l'assassinat de Thomas Becket dans sa cathédrale de Cantorbéry en Angleterre, en 1170[réf. nécessaire].

    Aliénor, « l'autre Aénor » en langue d'oc, est ainsi nommée en référence à sa mère Aénor. Le prénom devient Éléanor ou Élléonore en langue d'oïl, Eleanor ou Ellinor en anglais8.

    Elle reçoit l'éducation soignée d'une femme noble de son époque à la cour d'Aquitaine, l'une des plus raffinées du XIIe siècle, celle qui voit naître l'amour courtois (la fin amor), et le rayonnement de la langue occitane, entre les différentes résidences des ducs d'Aquitaine : Poitiers, Bordeaux, le château de Belin où elle serait née, soit encore dans un monastère féminin9. Elle apprend le latin, la musique et la littérature, mais aussi l'équitation et la chasse.

    Elle devient l'héritière du duché d'Aquitaine à la mort de son frère Guillaume Aigret, en 113010. Lors de son quatorzième anniversaire (1136), les seigneurs d'Aquitaine lui jurent fidélité. Son père meurt à trente-huit ans (1137), le Vendredi saint au cours d'un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle épouse alors le fils et héritier du roi de France (Louis VI le Gros), le 5e successeur de Hugues Capet, et qui deviendra le futur Louis VII et à qui elle donna deux filles. Deux versions sur la conclusion de ces noces sont possibles : soit, craignant que sa fille soit enlevée (et épousée) par un de ses vassaux ou de ses voisins, le duc Guillaume avait proposé à son suzerain le roi de France, avant de mourir, d'unir leurs héritiers, soit le roi fait jouer la tutelle féodale que le suzerain détient sur l'orpheline héritière d'un de ses vassaux, et la marie à son fils11 (situation qui rappelle le « mariage oblique » décrit par les ethnologues)12,7. Le roi de France devient duc d'Aquitaine par mariage. Pour autant, le duché d'Aquitaine n'est pas rattaché au domaine royal, et Aliénor en reste la duchesse13. L'éventuel fils aîné du couple serait titré roi de France et duc d'Aquitaine, car la fusion entre les deux domaines ne devait intervenir qu'à la génération suivante14.

    Aliénor est couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges (son époux avait déjà été sacré du vivant de son père, à l'âge de neuf ans, mais il est couronné sous le nom de Louis VII). Très belle16, d'esprit libre et enjoué, Aliénor déplaît à la cour de France. Elle est critiquée pour sa conduite et ses tenues jugées indécentes, tout comme ses suivantes et comme une autre reine des Francs venue du Midi un siècle plus tôt, Constance d'Arles. Ses goûts luxueux (des ateliers de tapisserie sont créés, elle achète beaucoup de bijoux et de robes) étonnent. Les troubadours qu'elle fait venir ne plaisent pas toujours7 : Marcabru est renvoyé de la cour pour avoir chanté son amour pour la reine.

    Certains historiens attribuent ces critiques à l'influence qu'elle aurait sur le roi. Celle-ci est difficile à démontrer selon l'historien Edmond-René Labande17. Le jeune couple (ils ont tous deux moins de vingt ans) prend plusieurs décisions jugées inconsidérées :

    Au cours de ce conflit avec Thibaut IV de Blois, en janvier 1143, la ville de Vitry-en-Perthois est prise, et l'église dans laquelle s'étaient réfugiés ses habitants incendiée. En 1146, le pape Eugène III jette l'interdit sur le royaume de France. Profondément marqué par le drame de Vitry-en-Perthois et la sanction papale qui touche le royaume, Louis VII, à qui la jeune reine vient de donner une fille, annonce à Bourges, lors d'une assemblée tenue le 25 décembre 1145, qu'il participera à la deuxième croisade avec son épouse Aliénor. Au début du printemps 114829, la croisade s'arrête dix jours30 à Antioche : elle y est accueillie par Raymond de Poitiers, oncle d'Aliénor, prince d'Antioche. Louis VII souhaite engager son armée vers Jérusalem, mais Aliénor refuse de quitter son oncle et rappelle alors à son époux leur degré de consanguinité et qu'elle pourrait donc demander l'annulation de leur mariage. Cette consanguinité était connue au moins depuis 1143, mais Bernard de Clairvaux lui-même ne jugeait pas cela d'une très grande gravité31. De nuit, Louis VII quitte Antioche en juillet 114832, forçant Aliénor à le suivre. L'échec de la conférence de Montmirail (6 janvier 1169), et la difficulté de maintenir sa domination sur un ensemble aussi vaste et hétérogène poussent Henri II à une réforme dynastique. En 1170, Richard est proclamé duc d'Aquitaine et Aliénor gouverne son duché en son nom. Elle s'établit à Poitiers, y crée la Cour d'amour, dont quelques règles ont été rédigées par André le Chapelain (ou Andreas Capellanus) (voir plus bas). Tout comme avec Louis VII, elle n'agit que très peu politiquement61. En 1183, Henri le Jeune, endetté et auquel son père refuse la Normandie, se révolte à nouveau. Il tend un guet-apens à son père à Limoges, soutenu par son frère Geoffroy et par le roi de France Philippe Auguste. Mais il échoue, et doit subir un siège à Limoges, puis s'enfuir. Il erre ensuite en Aquitaine, et meurt finalement de dysenterie. Mais avant de mourir, il a demandé à son père, le roi Henri II d'Angleterre, de libérer sa mère. De même, en 1184, Henri le Lion et son épouse Mathilde d'Angleterre intercèdent auprès d'Henri II, et la captivité d'Aliénor s'adoucit. Pour la Pâques 1185, il la fait revenir sur le continent lors de la nouvelle révolte de leur fils Richard (Cœur de Lion), fils préféré d'Aliénor, afin qu'elle le ramène à la docilité78.

    Deux filles sont nées du mariage avec Louis VII : Dans les treize années qui suivent, elle lui donne cinq fils et trois filles :

    Durant toute cette période, l'analyse des chartes montre une assez faible implication d'Aliénor dans le gouvernement : elle est là pour légitimer les actes20.

    Elle invite le troubadour Jaufré Rudel à la suivre lors de la deuxième croisade, et emmène avec elle toute une suite, avec de nombreux chariots. Augmentée des épouses des autres croisés, la croisade française se trouve encombrée d'un interminable convoi qui la ralentit. La découverte de l'Orient, avec ses fastes et ses mystères, fascine Aliénor et rebute Louis à la piété austère et rigoureuse21. Aliénor tente de rejoindre la cour de Louis VII à Paris mais est arrêtée auparavant par les soldats de son mari. Elle est emprisonnée pendant presque quinze années, d'abord à Chinon, puis à Salisbury, et dans divers autres châteaux d'Angleterre. Dans un premier temps, Henri II tente de faire dissoudre le mariage (jusqu'à la mort de Rosemonde de Clifford)[réf. nécessaire], mais le cardinal Ugucione, nonce apostolique, lui oppose une fin de non-recevoir77.

    Tout cela provoque, avec l'infidélité supposée d'Aliénor (voir plus bas), une rupture entre les deux époux. Ils reviennent séparément en bateau jusqu'en Italie. La nef d'Aliénor est prise dans une bataille navale entre Roger II de Sicile et l'empereur Manuel Comnène : elle tombe aux mains des Byzantins, avant d'être aussitôt délivrée par les Normands de Sicile22. Elle aborde à Palerme, puis rejoint Louis VII en Calabre, où il a débarqué le 29 juillet. Après un arrêt dû à une maladie d'Aliénor23, ils remontent ensuite vers la France. Le pape Eugène III à l'abbaye du Mont-Cassin, puis Suger (par lettres interposées), réussissent à les réconcilier. Une seconde fille leur naît d'ailleurs l'année suivante. Cependant, le désaccord ressurgit à l'automne 1151. Début 1152, le couple relève les garnisons royales présentes dans le duché d'Aquitaine24. Enfin, le mariage est annulé le 21 mars 1152 par le second concile de Beaugency, en l'église Notre-Dame de l'abbaye de Beaugency, pour motif de consanguinité25 aux 4e et 5e degrés (à strictement parler le divorce26 n'existe pas à l'époque). Il est certain qu'Aliénor et Raymond de Poitiers s'entendent à merveille et passent beaucoup de temps ensemble7. Des soupçons naissent sur la nature de leurs relations et une dispute éclate entre Louis VII et Aliénor. Quant à l'infidélité de la reine, elle n'est pas impensable au XIIe siècle : parmi les exemples de l'histoire, le plus proche est celui de la reine Marguerite, épouse d'Henri le Jeune soupçonnée d'avoir été pour un temps maîtresse de Guillaume le Maréchal38. Le contexte de la croisade aggrave encore la sensibilité à ce qui touche la sexualité : Jean Flori note que, en arrière-plan, la sexualité au cours de la croisade, même légale, était déjà jugée de façon défavorable : sans évoquer Aliénor, plusieurs contemporains attribuent l'échec de la deuxième croisade aux fautes morales des croisés. La même explication est donnée pour l'échec de celle de 1101 (celle de Guillaume le Troubadour)39. Sur cet incident, une infidélité qui paraît acquise aux contemporains40, et même bien avant la mort d'Aliénor41, les chroniqueurs brodent assez rapidement : Hélinand de Froidmont, dans sa Chronique universelle, comme Aubry de Trois-Fontaines affirment qu'elle se conduisit plus en putain qu'en reine. Le but est ici politique : mettre en valeur la vertueuse dynastie capétienne et justifier sa suprématie sur un lignage Plantagenêt immoral42. Avant la fin du Moyen Âge, l'évènement est grossi et transformé : on identifie l'amant à Raoul de Faye ou à un Sarrasin bientôt assimilé à Saladin43 (enfant à l'époque). L'épisode de la maîtresse d'Henri II, Rosemonde, se greffant là-dessus (rumeur d'empoisonnement sur ordre d'Aliénor), certains chroniqueurs lui prêtent une liaison avec l'évêque de Poitiers Gilbert de la Porrée et le connétable d'Aquitaine Saldebreuil44, etc. Durant les deux premières années de ce mariage, Aliénor affirme son autorité. Mais rapidement, c'est Henri II qui prend les décisions ; cinq grossesses les sept premières années la tiennent peut-être à distance. En tout cas, elle le suit au cours de ses voyages s'il a besoin d'elle, le représente quand il ne peut se déplacer (à Londres fin 1158 et en 1160), sinon elle est tenue plus souvent dans les domaines Plantagenêt que dans les siens. Après 1154, tous ses actes sont soit précédés d'une décision du roi d'Angleterre, soit confirmés ensuite par lui59. Malgré sa réputation de femme légère, forgée a posteriori par des chroniqueurs[Contradiction], Aliénor est excédée par les infidélités de son époux. Ainsi, son premier fils Guillaume et un bâtard d'Henri sont-ils nés à quelques mois d'écart ; Henri eut beaucoup d'autres bâtards tout au long de leur mariage. Néanmoins, elle obtient en 1191 du pape Célestin III pour l'un d'entre eux, Geoffroy, l'archevêché d'York60. Aliénor retourne précipitamment en Angleterre empêcher son plus jeune fils, Jean sans Terre, le mal-aimé, de trahir son frère Richard. Elle n'y parvient qu'un temps : en mars 1193, il cède le Vexin à Philippe Auguste : aussitôt, elle l'assiège avec tous les barons anglo-normands (dont Guillaume le Maréchal) à Windsor83. Sur le chemin du retour, Richard est capturé en Autriche. Indignée par la nouvelle, et par l'absence de réaction du pape (qui protège normalement les croisés), Aliénor écrit néanmoins à celui-ci pour lui demander de l'aide et fustiger son inertie, parvient à rassembler l'énorme rançon (cent cinquante mille marcs d'argent, équivalant à deux années de recettes pour le royaume d'Angleterre84) qu'elle apporte elle-même à Mayence à Henri VI, fils de Frédéric Barberousse (hiver 11931194)85.

    Les événements d'Antioche, ramenés à l'importance d'un incident par l'historien Jean Flori, ont depuis presque neuf siècles suscité une abondante littérature : cette infidélité d'Aliénor (dont tous les historiens ne sont pas convaincus) a non seulement des conséquences graves sur l'histoire politique, mais son rapport par les chroniqueurs nous en apprend beaucoup sur les mentalités de l'époque, et cet épisode est devenu depuis un enjeu pour les historiens, toujours controversé28. Plusieurs chroniqueurs33 évoquent l'affaire tout en écrivant qu'il vaut mieux ne pas en parler, signe qu'elle est connue de tous et de nature à porter atteinte à la réputation de certains contemporains. Parmi les chroniqueurs les mieux placés, Eudes de Deuil choisit d'arrêter son récit juste avant l'arrivée du couple royal à Antioche. L'historien Jean Flori interprète ce silence comme un désir de ne pas nuire au roi34. Une lettre de Suger35 à Louis VII évoque elle aussi des troubles graves dans le couple. Guillaume de Tyr donne, quant à lui, une explication politique : Raymond de Poitiers aurait tenté de manipuler la croisade pour l'orienter vers le siège d'Alep et de Césarée, et aurait manipulé Aliénor pour qu'elle influence le roi. Cette trahison politique d'Aliénor doublerait donc la trahison matrimoniale. Aliénor est, pour lui, une « poupée manipulée », sans volonté36, ce qui est une des deux manières principales dont elle a été représentée (avec la figure de la nymphomane). Les historiens ont aujourd'hui complètement abandonné les accusations de nymphomanie et celles qui lui sont liées37. Les historiens ont longtemps attribué à Aliénor d'Aquitaine un rôle important de mécène, notamment auprès des troubadours, ayant été formée à l'exemple de ses père et grand-père. Cette vision a été radicalement remise en cause récemment par K. M. Broadhurst : en effet, en regardant en détail les œuvres auparavant considérées comme commandées ou dues au patronage d'Aliénor, très peu comportent une mention de cette commande. De plus, en se fondant sur le fait que le seul troubadour présent dans les chartes au même endroit qu'Aliénor est Arnaut-Guilhem de Marsan, coseigneur de Marsan lors d'un plaid tenu à Bordeaux, l'existence même de ces cours poétiques est remise en cause62. Arnaut-Guilhem de Marsan était l'auteur d'un célèbre (au Moyen Âge) Ensenhamen de l'escuder, un guide qui expliquait comment se comporter en bon chevalier.

    Dans les deux cas, l'élément primordial est cette évocation d'une possibilité d'annulation du mariage à l'initiative de l'épouse45, et qui a forcément dû être préméditée46. Ce faisant, c'est elle qui décide de la rupture du mariage, chose impensable dans l'univers mental masculin d'alors : c'est pratiquement elle qui répudie son mari.

    Il est difficile de trancher sur la réalité de l'adultère, comme Jean Flori s'interdit de le faire :

    Il est fort probable qu'elle ait déjà eu en tête à Antioche de se séparer de Louis VII. Puis plus tard, 3 ans après le retour de la croisade, Aliénor pensait peut-être déjà épouser Henri, le fils de Geoffroy V d'Anjou, qu'elle avait rencontré en août 1151 à Paris49 alors qu'il accompagnait son père, qui avait été convoqué par Louis VII50. Le 21 mars 1152, l'annulation du mariage fut prononcée lors du second concile de Beaugency.

    Cependant, on peut attribuer la commande d'une traduction de Monmouth64 à Wace, qu'il enrichit et en fait son Roman de Brut, qui lui est probablement dédicacé ; c'est une œuvre importante de 15 000 vers, qui a au moins dû recevoir un encouragement ou une incitation princière. On peut joindre à cette attribution a minima l'Histoire des ducs de Normandie, par Benoît de Sainte-Maure65. D'un autre côté, sans qu'on puisse attribuer l'origine d'œuvres à des commandes royales, un certain nombre ont certainement été composées en leur honneur, ou dans le but de leur plaire, ou ont dû valoir à leur auteur une généreuse récompense. Enfin, le prestige du couple est tel qu'il est présent dans la littérature contemporaine : dans les années 1150, un trouvère anonyme, originaire de l'Angoumois, refait la geste de Girart de Roussillon, en glissant plusieurs allusions à Aliénor d'Aquitaine66. Plus tard, en 1155, le Normand Benoît de Sainte-Maure ne la nomme pas, mais fait son éloge dans son Roman de Troie, manière de dédicace67 ; de même, il chante les louanges du couple royal deux fois dans la Vie de saint Édouard68. Le troubadour Bernard de Ventadour, qu'elle accueille à sa cour en 115369, lui dédicace l'une de ses chansons en la surnommant « la duchesse de Normandie ». Quand elle règne à Poitiers, elle ouvre une cour lettrée, y accueillant entre autres sa fille Marie de Champagne (protectrice de Chrétien de Troyes)70. De même, Barking et Philippe de Thaon lui dédient des œuvres71.

    En 1173, elle trame le complot qui soulève ses fils Richard, Geoffroy et Henri le Jeune contre leur père, Henri II76. Cette révolte est soutenue par Louis VII, le roi d'Écosse Guillaume Ier, ainsi que les plus puissants barons anglais. Aliénor espère reprendre le pouvoir à Henri II, mais, lors d'un voyage, elle est capturée et Richard finit par rallier son père.

    C'est dans la période 1167-1173 qu'elle commence à prendre des décisions d'importance, sans avoir besoin d'une confirmation d'Henri II. Mais là encore, elle n'exerce seule et pleinement le pouvoir, que parce que le roi se retire volontairement79. Son activité est suspendue pour la période 1173-1189, avant de reprendre dès sa libération. Lors de cette période de retraite monastique entrecoupée de sorties dans le monde, son autonomie de gouvernement n'est en rien limitée. Sans en faire une reine indépendante, Jean Flori reconnaît qu'elle a tenté d'exercer le pouvoir, ce qui est déjà exceptionnel pour l'époque ; qu'elle l'a fait de manière conjointe et limitée avec Louis VII ; et de manière discontinue et incomplète avec Henri II. Le fait d'être femme a limité ses pouvoirs pendant les périodes de crise80. Le principal étant qu'elle montre une inépuisable énergie pour maintenir entier le domaine des Plantagenêt.

    S'inspirant des conventions maritimes qui existaient déjà en Méditerranée orientale, Aliénor jette les bases d'un droit maritime avec la promulgation en 1160 des Rôles d'Oléron lesquels sont à l'origine de la loi actuelle de l'Amirauté britannique, et du droit maritime moderne. Elle passe également des accords commerciaux avec Constantinople et les ports des Terres saintes[réf. nécessaire].

    Elle accorde une charte de commune à Poitiers, et modernise la ville : construction de halles, d'une enceinte nouvelle, agrandissement de son palais, etc.

    Elle se retire ensuite à Fontevraud. La blessure de Richard Cœur de Lion au siège du château de Châlus-Chabrol la tire de sa retraite. Il meurt le 6 avril 1199, et elle prend aussitôt parti pour son dernier fils Jean86 : à 77 ans, elle parcourt tout l'Ouest de la France, rallie l'Anjou qui s'était prononcé pour le comte de Bretagne, et fait prêter serment à Jean sans Terre dans son duché d'Aquitaine. En juillet, elle rend hommage au roi Philippe II de France, à Tours, puis rencontre son fils Jean sans Terre à Rouen. Enfin, en janvier 1200, elle est en Castille où elle doit ramener une épouse pour l'héritier du trône de France : elle préfère Blanche de Castille, parmi ses deux petites-filles. Cette enfant deviendra la mère de Saint Louis87. Aliénor se retire en 1200 à l'abbaye de Fontevraud90. Malade, elle ramène néanmoins, en février 1201, le puissant vicomte Aimery VII de Thouars, qui s'était révolté91, à l'obéissance. Elle se retire à nouveau à Fontevraud à l'automne, et meurt à Poitiers, à l'âge de 82 ans, le 31 mars 1204, quelques semaines après la prise de Château-Gaillard par Philippe Auguste94. Elle est inhumée à Fontevraud où l'on peut toujours voir son gisant polychrome qui voisine avec ceux de son second mari Henri II Plantagenêt, de son troisième fils arrivé à l'âge adulte Richard Cœur de Lion et d'Isabelle d'Angoulême, l'épouse de Jean sans Terre.

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