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  1. Camille Émilie Adèle Renée Antoinette Deschanel 1902-1977 Mariée le 27 décembre 1930, Paris XVI, avecCharles Claude Duval 1903-1973; Jean Louis Camille Deschanel 1904-1963 Marié le 25 mai 1932 avecFrance Lucie Joseph Moreau; Louis Paul Deschanel 1909-1939

  2. Louis Paul DESCHANEL 1909-1939 Relations. Parrain : Victor HUGO, Écrivain 1802-1885; Enfant élevé : Louis Eugène TISSERAND, Inspecteur Général de l'Agriculture ...

  3. 25/05/2018 · Victime d'une pleurésie, il s'éteint le 28 avril 1922. Paul Eugène Louis Deschanel, né le 13 février 1855, homme d'Etat français, fut le onzième président de la République française du 18 février 1920 au 21 septembre 1920, soit sept mois et trois jours.

    • Bruxelles
    • Paris, Paris, Île-de-France, France
    • Schaerbeek, Bruxelles, Belgium
    • February 13, 1855
  4. Поль Эжэн Луі Дэшанель (фр.: Paul Eugène Louis Deschanel, 13 лютага 1855, Брусель — 28 красавіка 1922, Парыж) — французскі палітык, прэзідэнт Францыі (Трэцяя рэспубліка, з лютага па кастрычнік 1920 года).

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    • Vie personnelle

    Député de 1885 à 1920, il exerce la fonction de président de la Chambre des députés à deux reprises, de 1898 à 1902 et de 1912 à 1920. Il devient président de la République en 1920, mais doit démissionner quelques mois après pour raisons de santé mentale. L'année suivante, il est élu sénateur et le reste jusqu'à sa mort. Sa carrière politique commence alors que les républicains décident de nommer dans tout le pays de nouveaux fonctionnaires pour limiter le risque de crise politique. En 1877, le ministre de l'Intérieur, Émile de Marcère, nomme de nouveaux sous-préfets, parmi lesquels Paul Deschanel, qui officie à Dreux du 30 décembre 1877 au 7 mai 18792, puis à Brest et enfin à Meaux. Il est élu, en 1895, conseiller général d'Eure-et-Loir, puis réélu sans interruption jusqu'en 1919. En 1881, il subit un échec aux élections législatives à Dreux, obtenant 45 % des voix. Lors des élections législatives de 1885, il est élu député dans la circonscription de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), mandat auquel il est réélu sans interruption jusqu'en 1919. À ses débuts à la Chambre des députés, il se distingue en accusant le radical Clemenceau d'être mouillé par le scandale du Panama, ce qui conduit Clemenceau à le provoquer dans son journal, La Justice, événement qui se termine en duel à l'épée. Deschanel recule à deux reprises plus loin que la ligne autorisée, et se fait toucher. Élu président de la Chambre des députés en 1898, il est battu quatre ans plus tard, en 1902, par Léon Bourgeois. Il retrouve cette fonction de président de la Chambre en 1912, et la conserve jusqu'à son élection à la présidence de la République, en 1920. Le 9 janvier 1921, il est élu sénateur dans l'Eure-et-Loir dès le premier tour de scrutin, par 50,35 % des suffrages (360 voix sur 715 votants). Il devient, en janvier 1922, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, lorsque Raymond Poincaré, qui occupait le poste depuis son propre départ de la présidence de la République, est nommé président du Conseil.

    Le coup d'État du 2 décembre 1851 condamne les républicains, dont fait partie son père, Émile Deschanel1, à l'exil en Belgique. Paul Deschanel devient dès sa naissance un symbole, la preuve que les idéaux républicains survivent à l'exil. Il a Victor Hugo pour parrain spirituel qui le présente comme le « premier-né de l'exil ». Edgar Quinet s'exclame : « Puisse-t-il voir bientôt la terre promise ! Nous le saluons comme l'espérance. » Il est vénéré par son père qui croit entendre des références à la culture grecque ou latine dans les babillements de son enfant.

    En 1859, à la suite de l'amnistie promulguée par Napoléon III, la famille Deschanel revient à Paris et loge au 34 rue de Penthièvre. Il étudie au lycée Bonaparte. Ses professeurs considèrent Paul comme « intelligent mais bavard, agité et dissipé ». L'enfant voue un véritable culte à ses parents malgré la sévérité et l'exigence de son père. Ce dernier déchire et renvoie les lettres de son fils dès qu'elles contiennent des fautes d'orthographe. C'est en 4e que Paul Deschanel change d'attitude : son parcours scolaire devient brillant, comme s'il avait accepté les leçons et l'extrême rigueur de son père. Le 10 août 1871, il obtient son baccalauréat de lettres puis très rapidement sa licence (le 4 novembre de la même année). Sa formation est donc au départ littéraire. Il rédige en 1872 une comédie, un article sur Rabelais paru dans la revue Bleu, un autre sur Diderot et Edgar Quinet dans Le Journal des Débats. Concernant Rabelais, il écrit[Quand ?][réf. nécessaire] :

    En 1901, il épouse Germaine Brice de Vièle. Ils auront trois enfants : Renée-Antoinette (1902-1977), Jean (1904-1963, homme politique) et Louis-Paul (1909-1939, mort pour la France).

    Ses premiers pas se font sous l'influence majeure de son père. Sa nomination en tant que sous-préfet est directement liée à l'action politique passée de son père. On constate également qu'il prolonge les idées de ce dernier et que son idéologie est fortement empreinte des convictions paternelles. On retrouve dans le programme de son père toutes les racines de sa carrière politique à venir : amnistie pleine et entière, liberté de réunion, liberté d'association, de conscience, séparation de l'Église et de l'État, instruction gratuite, laïque et obligatoire, réforme des impôts pour favoriser les libres associations des travailleurs, leur légitime accès au capital et à la propriété. Symbole de cette influence, au jour de son élection en tant que président de la République, Paul Deschanel fait déposer par son fils une palme devant le buste de son père au Collège de France. Il a aussi hérité de son père, victime de l'Empire, la conviction du danger pour un pays de tout régime qui n'est pas démocratique. Paul Deschanel publie plusieurs ouvrages sur la politique extérieure de la France, où il préconise des solutions aux conflits coloniaux du temps : La Question du Tonkin en 1883, La Politique française en Océanie à propos du canal de Panama en 1884 et Les Intérêts français dans l'Océan Pacifique en 1888. Il est l'initiateur du lobby océanien au sein du « parti colonial ».

    Ayant depuis longtemps manifesté l'intention d'accéder à la magistrature suprême, Paul Deschanel remporte le vote préparatoire de l'élection présidentielle le 16 janvier 1920 : avec l'appui de la droite catholique, il devance le président du Conseil, Georges Clemenceau, qui se retire aussitôt. Le lendemain, seul candidat désigné, Paul Deschanel est élu président de la République avec 734 voix, soit le plus grand nombre de voix jamais obtenu par un candidat à la présidence sous la IIIe République3,4.

    Au cours d'un voyage en train à destination de Montbrison, le 23 mai 1920, vers 23 h 15, s'étant penché par la fenêtre de son compartiment alors qu'il éprouve une sensation d'étouffement, Paul Deschanel chute accidentellement de la voiture7,8. Le convoi circule alors à relativement faible allure (50 km/h) dans une zone de travaux à Mignerette (dans le Loiret, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Montargis).

    Ensanglanté en dépit du caractère bénin de ses blessures et vêtu de son seul pyjama, Paul Deschanel rencontre André Radeau, ouvrier cheminot qui surveille la zone de travaux, auquel il se présente comme étant le président de la République. L'image des hommes publics étant à l'époque encore peu diffusée dans la population, le cheminot se montre sceptique, mais le conduit néanmoins jusqu'à une maison de garde-barrière toute proche, où le blessé est soigné et mis au lit. Le garde-barrière, Gustave Dariot, impressionné par la dignité du blessé et la cohérence de ses explications, part pendant ce temps prévenir la gendarmerie de Corbeilles. La femme du garde-barrière aurait dit à des journalistes : « J'avais bien vu que c'était un monsieur : il avait les pieds propres. »9 La lenteur des communications entre les divers échelons fait que, malgré les faibles distances, le sous-préfet de Montargis, M. Lesueur, n'est prévenu par télégramme que vers 5 heures du matin. L'incident commence à avoir un retentissement certain lorsque l'on s'aperçoit, avant l'arrivée du train en gare de Roanne, vers 7 heures du matin, que le président de la République a disparu. La suite présidentielle (menée par Théodore Steeg, alors ministre de l'Intérieur) attendant sur le quai de la gare ne reste pas longtemps sans nouvelles. Une dépêche, envoyée par la gare de Montargis à celle de Saint-Germain-des-Fossés, dont le contenu explique succinctement le déroulement des événements survenus dans la nuit, lui est rapidement transmise.

    La chute du train semble être due à une forme de somnambulisme, causée par plusieurs facteurs (hypnotique, chaleur du compartiment), mais aussi au mode d'ouverture particulier des fenêtres à guillotine qui permit le basculement du président lorsqu'il souhaita respirer de lair frais7. La survenue du « syndrome d'Elpénor », provoquée par la prise de calmants pour dormir, pourrait ainsi avoir créé un état de semi-conscience maladive lors d'un réveil incomplet10.

    Paul Deschanel serait en fait victime, non pas de surmenage, mais de dépression11, prenant conscience qu'en tant que chef de l'État sous la IIIe République, il n'a en réalité que bien peu de pouvoirs, chacune de ses déceptions renforçant l'avertissement que Raymond Poincaré lui avait adressé12. Les pouvoirs étaient en effet concentrés dans les mains du président du Conseil. Il était également sujet à des crises d'angoisse, liées notamment aux contraintes de sa présidence.

    En effet, « Sa conception de la politique est oratoire [] il tient ses discours pour des actes puisque le verbe guide l'action »13. Il exposait sa conception de la présidence en ces termes : « Le président choisit les ministres et les préside. Il peut les prendre dans les Chambres ou hors des Chambres. Il participe à la confection des lois. Il a le droit de message et le droit de véto, un véto suspensif, moins fort que celui du président américain qui en fait avec tant de succès un usage si fréquent », ce qui correspond bien aux lois des 25 février et 16 juillet 1875 ; mais il ajoutait encore : « C'est donc une hérésie constitutionnelle de considérer le président de la République comme un rouage inerte »14. Or, « dès le premier Conseil des ministres il est déçu, sa parole étant accueillie avec indifférence, ses avis sont tout simplement ignorés »12. Extraits de discours prononcés devant la Chambre des députés (1914-1919) : Concernant l'interventionnisme : « La vraie justice exige la liberté de tous, non pas la protection de tous. Mais quand il s'agit de pain, il faut penser à celui qui le consomme : c'est en économie politique ce que les libres-échangistes appellent une question d'humanité. Le pain contient la nourriture de l'homme, une parcelle de la puissance et de la liberté de la patrie. » Concernant le patriotisme français : « Ce sont les préjugés français, ce sont les trop persistantes illusions, notre ignorance de l'étranger, notre inaptitude à entrer dans l'esprit des autres qui nous ont perdus. Sans doute, la vérité est parfois dure à entendre, encore plus dure à écrire, mais si elle blesse nos sentiments, elle accroît notre expérience et par là, elle sert nos intérêts ; si un certain patriotisme peut en souffrir, un patriotisme plus haut sera le gage d'un profit pour la France. » Concernant le travail : « Le travail ranimera le sens moral que l'Empire avait presque anéanti. » Concernant la Révolution : « La France est une démocratie dans son âme, et une monarchie dans son corps. La Révolution, c'est la volonté d'échapper à son corps. » Concernant la décentralisation : « L'autonomie communale est la racine de toutes les libertés. » Concernant l'injustice : « La misère n'est pas le malheur. Les déshérités, en souffrant dans leur corps, fourbissent leurs esprits. L'injustice provoque le duel : voyons d'elle ou moi, lequel sera vainqueur. » Concernant la démocratie : « La Démocratie véritable n'est autre chose que l'ascension continuelle du peuple par l'intelligence, par le travail et par l'honneur. » Concernant les réactionnaires : « Ils sont autocrates en ce sens qu'ils ont le dédain du suffrage universel et de la Démocratie ; ils sont mystiques en ce sens qu'ils croient au cataclysme d'où surgira le nouveau monde. Ils tournent le dos à la Liberté, à la Démocratie et à la science. Il ne faut pas être avec ceux qui ont peur, ni avec ceux qui font peur. Il ne faut pas revenir sur les libertés conquises, il faut, au contraire, les étendre. » Concernant le syndicalisme : « Il faut répondre à cette assertion qu'en dehors du collectivisme, il n'y a pour la République, pour l'esprit humain, pour la science, que faillite ; que le parti Républicain n'a pas de programme social et pas de but défini vers lequel il puisse coordonner ses efforts. C'est à cela qu'il faut répondre. Pour cela, il faut faire du syndicat un générateur d'œuvres et d'institutions nouvelles et multiples, défendant le travail contre l'oppression et lui ouvrant un accès de plus en plus facile et de plus en plus large au capital et à la propriété. » Concernant l'Afrique du Nord : « Peut-être un jour, sous une forme ou sous une autre, nous trouverons les soldats qui nous manquent. C'est de là, peut-être, que dans une heure de péril extrême, pourrait venir le salut. » Concernant l'Angleterre : « Il est temps, si vous me passez le mot, de construire, au moral, un tunnel sous la Manche, afin qu'ils [le peuple français et le peuple britannique] puissent non seulement échanger leurs richesses, mais leurs idées, et mieux sortir leurs mutuelles vertus. » Concernant les États-Unis : « Nous saisissons avec empressement, mes collègues et moi, l'occasion que vous nous offrez de remercier [] le peuple américain de ses bienfaits pour nos œuvres de toutes sortes, pour nos soldats, nos blessés, nos orphelins, nos réfugiés, nos villes dévastées. Nous rendons hommage au magnifique effort financier, militaire et économique des États-Unis et à la bravoure de vos soldats, dont le courage et l'esprit de discipline ont conquis l'admiration et l'affection de leurs compagnons d'armes. [] Leur présence à la Chambre des députés est le signe de la fraternité toujours plus étroite des nations alliées et de leurs armées. L'accord absolu des peuples, des gouvernements, des chefs et des soldats, sans réserve, sans réticence, sans arrière-pensée, voilà la condition première du succès. Une seule armée, une seule action, un seul cœur : voilà notre maxime. » Concernant l'Allemagne : « La vérité est que les goûts pour les blessures, l'amour et l'orgueil des cicatrices sont des phénomènes essentiellement germaniques, aussi anciens que la Germanie elle-même, qu'il n'est point peut-être pas de race au monde, qui, depuis les âges les plus reculés et à travers toutes les vicissitudes de son histoire, soit restée plus identique à elle-même. » Concernant la politique : « La politique est une chose indépendante du préjugé, de l'amour et de la haine, c'est au contraire une chose qui s'ajuste aux faits. Il faut savoir considérer tous les événements, peser toutes les chances, équilibrer tous les bénéfices. » Concernant l'islam et la Turquie : « Si, au XVIe siècle, alors que la foi religieuse était si profonde, nos rois, nos évêques n'hésitaient pas à traiter avec les Turcs, avec ceux qu'on appelait alors les infidèles, les païens [], s'ils n'hésitaient pas à faire ce que Charles Quint appelait « l'alliance impie et monstrueuse du Croissant et des fleurs de lys » et cela afin de créer un contrepoids à la maison d'Autriche, comme Mazarin et Richelieu, tous cardinaux qu'ils étaient, soutenaient les protestants d'Allemagne pour maintenir l'équilibre de l'Europe, serait-il possible que nous, les fils de la Révolution, nous eussions moins de liberté, de largeur d'esprit que nos pères et que nous fussions incapables de nous élever un instant au-dessus des passions qui nous divisent pour sauvegarder les résultats de leur grande et habile politique [] il faut aider la Turquie à sortir plus robuste de la crise actuelle, plus capable de maintenir l'intégrité de ses possessions et développer sa prospérité économique. » Concernant la politique extérieure : « Nous devons nous dire que le jour où la France ne reconnaîtrait plus comme le premier principe de sa politique extérieure le respect du droit, elle perdrait l'intelligence des conditions de sa grande existence dans le monde et ses raisons de vivre. » Concernant la natalité : « Français, vous n'avez pas eu peur de la mort, auriez-vous peur de la vie ? Le sang que vous avez répandu généreusement sur les champs de bataille, n'oserez-vous plus le transmettre aux générations ? La France, par-delà les tombes cherche les berceaux : resterez-vous sourd à sa prière ? Vous avez accepté de mourir en soldats, refusez-vous de vivre en citoyens ? »

    L'épisode du train donne évidemment lieu dans la presse à de nombreuses caricatures, souvent cruelles, et excite la verve des chansonniers. Mais plusieurs personnes critiquent la manière, démesurée voire mensongère, de présenter l'incident, qui frappe les esprits en raison de la notoriété de sa victime. Un riverain des lieux de l'accident obtiendra, plusieurs décennies plus tard, que soit apposée une stèle commémorative de l'incident, très sobre et sans aucun élément de caricature, à proximité du passage à niveau et de l'ancienne maison de garde-barrière où avait été conduit Paul Deschanel après sa chute15. En revanche, d'autres prétendus incidents  comme une baignade avec les canards dans les bassins du parc de l'Élysée, l'apposition par le président de signatures mentionnant Napoléon ou Vercingétorix, ou encore la signature de sa lettre de démission par sa femme  ne sont attestés par aucune source sérieuse et seraient plutôt le fruit de médisances d'adversaires politiques16. En particulier, les signatures officielles se faisaient toujours devant témoin et il n'existe aucune trace administrative de signatures fantaisistes.

    Si Deschanel retarde sa démission, ce n'est que sous la pression de son entourage. Il quitte finalement l'Élysée le 21 septembre 1920, après avoir renouvelé son offre de démission, présentée une première fois après l'incident du train et sur laquelle Alexandre Millerand, président du Conseil, l'avait convaincu de revenir. Le message envoyé à l'Assemblée nationale, dans lequel il estime que son « état de santé ne [lui] permet plus d'assumer les hautes fonctions » dont il était investi17 et le discours prononcé à cette occasion18 témoignent de sa lucidité.

    Il prépare alors un discours, jugé « explosif » par le journaliste Pierre-Barthélemy Gheusi, sur les questions internationales et institutionnelles ; il y dénonce notamment la position française, l'attitude de l'Angleterre et, sur le plan intérieur, la prédominance du chef du gouvernement dans la vie politique française. Sur proposition du président du Sénat, son intervention est repoussée de plusieurs semaines20.

    Mais, opéré d'un abcès pulmonaire et atteint d'une pleurésie, il ne peut prononcer son discours. Il meurt le 28 avril 1922, à l'âge de 67 ans. Ses obsèques se tiennent le 3 mai suivant en l'église Saint-Honoré-d'Eylau, en présence notamment du président du Conseil, Raymond Poincaré. Il est enterré dans un caveau familial (où repose son père Émile Deschanel, professeur au Collège de France), au cimetière du Montparnasse, dans la 14e division, en bordure de l'avenue du Nord.

    Deschanel est un orateur brillant. Avant de se lancer dans une carrière politique, il hésite à s'engager dans une carrière d'écrivain et de comédien (il se passionne notamment pour les films de Buster Keaton). Sully Prudhomme est un de ceux qui regrettent de ne pas voir Deschanel se consacrer uniquement aux belles lettres. Mais il trouve dans la politique une tribune : celle de l'hémicycle. Il puise son inspiration directement dans celle des maîtres de la Tribune d'Athènes et de Rome. Il est fasciné par Pierre-Antoine Berryer, qui se distingue dans ses discours par une absence presque complète d'ironie : respect de ses adversaires, tolérance de l'esprit, loyauté de sa nature. Selon Deschanel, « l'école de l'éloquence moderne doit conserver le caractère émouvant des anciens orateurs, dépouillé des vernis et fastidieux ornements d'une trop classique rhétorique et mêler la réalité pratique où chaque fait descend. »

    Concernant l'enfance : Paul Deschanel a été président de l'Union française pour le sauvetage de l'enfance de 1902 à 1921.

  5. Пол Эжен Луи Дешанел ( фр. Paul Eugène Louis Deschanel, 13 феврали 1855, Брюссел - 28 апрели 1922, Порис) - сиёсатмадори фаронсавӣ, президенти Фаронса ( Ҷумҳурии Сеюм, аз феврал то октябри 1920).

  6. Louis-Paul Deschanel - Histoire de la Politique Extérieures de la France, 806-1936 - Paris, Payot, 1936 - First edition - 286pp. - 23 x 14 cm Editor binding, paperback on yellow paper, illustrated with a drawing in the cartridge and the red title.

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